
Cabinet d'avocats experts en droit social à Paris

Avocat en droit du travail à Paris
Conseil, négociation et contentieux prud'homal pour les salariés, les cadres, les dirigeants et les employeurs.
FD Avocats est un cabinet d'avocats au Barreau de Paris spécialisé en droit du travail et en droit de la sécurité sociale, situé 25 rue de Lubeck, dans le 16e arrondissement. Nous intervenons en conseil comme en contentieux, devant le conseil de prud'hommes, le pôle social du tribunal judiciaire et la cour d'appel, pour une clientèle française et internationale.
Licenciement, rupture conventionnelle, harcèlement, heures supplémentaires, forfait-jours, restructuration, audit social : chaque dossier fait l'objet d'une analyse écrite des risques, des chances de succès et des options, y compris transactionnelles, avant toute décision.
Premier échange : 01 44 65 34 61 – du lundi au vendredi, de 9 h à 19 h – ou via le formulaire de contact.
Notre équipe d'avocats spécialisés en droit du travail à Paris



Fabien Desmazure, avocat au Barreau de Paris
Avocat au Barreau de Paris depuis 2010 (toque C1466), fondateur du cabinet FD Avocats en 2017. CAPA (EFB Paris), LL.M. — Master of Laws (Bond University, Australie), Master droit privé (Université Paris XII). J'assiste une clientèle française et internationale d'employeurs et de salariés, en conseil comme en contentieux, et je signe les analyses de jurisprudence publiées dans nos actualités.
Justine Contreau, avocat au Barreau de Paris
Avocat au Barreau de Paris, CAPA (ECOA), DJCE et Master II droit de l'entreprise et des affaires (Université de Poitiers), certificat de spécialisation en droit des sociétés (Université de Montpellier). Au cabinet depuis janvier 2020, j'interviens quotidiennement en conseil comme en contentieux prud'homal pour une clientèle française et internationale, salariés comme employeurs.
Contact : FD Avocats - droit social
25 rue de Lubeck - 75116 Paris
Nos domaines d'intervention en droit du travail
Licenciement : contester ou sécuriser
Contrôle de la procédure, de la lettre de licenciement et de la réalité du motif ; chiffrage des indemnités et du risque. Nous intervenons en matière de licenciement pour motif personnel, de licenciement pour faute grave, d'insuffisance professionnelle et de licenciement économique. Voir aussi : indemnités en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse.
Rupture conventionnelle et négociation de départ
Négociation du montant et des conditions de sortie (préavis, clause de non-concurrence, rémunération variable, actions gratuites ou stock-options), rédaction et sécurisation de la convention ou de la transaction. Pages utiles : la rupture conventionnelle, demander une rupture conventionnelle, indemnité minimale.
Cadres et dirigeants
Accompagnement des cadres, cadres dirigeants et mandataires sociaux titulaires d'un contrat de travail : rémunération variable et objectifs, forfait-jours, départ négocié, cumul mandat social / contrat de travail, clauses de non-concurrence.
Harcèlement, discrimination et rupture aux torts de l'employeur
Constitution du dossier de preuve, alerte, harcèlement au travail, prise d'acte de la rupture ou résiliation judiciaire, et leurs conséquences sur l'assurance chômage.
Temps de travail : forfait-jours et heures supplémentaires
Audit des conventions de forfait en jours et des accords collectifs qui les fondent, rappels d'heures supplémentaires, contrôle de la charge de travail. Côté employeur, sécurisation des dispositifs existants ; côté salarié, évaluation des rappels de salaire sur trois ans.
Employeurs : conseil, restructurations, audit social et due diligence
Pour les PME et les filiales de groupes internationaux : conseil à l'employeur, contrat de travail, rupture de la période d'essai, procédures disciplinaires, réorganisations, affichages obligatoires, audits sociaux et due diligence sociale dans le cadre d'acquisitions ou de levées de fonds.
Contentieux prud'homal et appel
Représentation à toutes les étapes : saisine du conseil de prud'hommes, bureau de conciliation et d'orientation, bureau de jugement, appel devant la cour d'appel. Nous plaidons devant les conseils de prud'hommes d'Île-de-France et devant les juridictions de province.
Sécurité sociale
Contrôles et redressements URSSAF, faute inexcusable de l'employeur, contentieux de l'incapacité devant le pôle social du tribunal judiciaire.
Notre méthode
1. Analyse. Étude des pièces (contrat, avenants, bulletins de paie, échanges, convention collective applicable) et note écrite : fondements, risques, chances de succès, délais de prescription.
2. Stratégie. Choix entre négociation, transaction et contentieux, avec un chiffrage réaliste de chaque option et de son coût.
3. Exécution. Rédaction des courriers, négociation, conclusions et plaidoirie, par l'avocat qui suit le dossier depuis l'origine.
4. Suivi. Point d'étape à chaque échéance et facturation détaillée intervention par intervention.
Nos engagements : réactivité, technicité, pragmatisme, proximité et transparence. Découvrir le cabinet.
Honoraires
Les honoraires sont fixés par une convention écrite conclue avant toute intervention (article 10 de la loi n° 71-1130 du 31 décembre 1971). Pour les particuliers (salariés, cadres, dirigeants), le taux horaire est à partir de 250 € HT, soit 300 € TTC. Pour les entreprises, les honoraires sont établis sur devis. Selon les dossiers : temps passé, forfait, crédit d'heures, abonnement, et le cas échéant un honoraire de résultat complémentaire. Votre assurance de protection juridique peut prendre en charge une partie des frais. Tout savoir sur nos honoraires.
English-speaking clients
FD Avocats advises international companies, their French subsidiaries and expatriate executives on all aspects of French employment law: hiring, employment contracts, working time, terminations, settlement agreements, restructurings, HR due diligence and employment litigation before the French labour courts. Fabien Desmazure holds an LL.M. from Bond University (Australia) and works in English on a daily basis. Contact us.
Questions fréquentes en droit du travail
Dans quel délai puis-je contester mon licenciement ?
Toute action portant sur la rupture du contrat de travail se prescrit par douze mois à compter de la notification de la rupture (article L. 1471-1, alinéa 2, du Code du travail). Les actions portant sur l'exécution du contrat se prescrivent par deux ans (alinéa 1er), les rappels de salaire par trois ans (article L. 3245-1). Les actions fondées sur une discrimination se prescrivent par cinq ans (article L. 1134-5) ; celles fondées sur le harcèlement sont exclues des délais abrégés de l'article L. 1471-1 et relèvent du délai de droit commun.
Ces délais courent sans interruption pendant une éventuelle négociation : il est prudent de consulter dès la réception de la lettre de licenciement.
Combien puis-je obtenir si mon licenciement est sans cause réelle et sérieuse ?
L'indemnité est encadrée par un barème qui fixe un minimum et un maximum en mois de salaire brut selon l'ancienneté et l'effectif de l'entreprise (article L. 1235-3 du Code du travail). La Cour de cassation a jugé ce barème conforme à l'article 10 de la convention n° 158 de l'OIT et a exclu tout contrôle de conventionnalité in concreto (Cass. soc., 11 mai 2022, n° 21-14.490 et n° 21-15.247).
Le barème est écarté lorsque le licenciement est nul, notamment en cas de harcèlement, de discrimination ou d'atteinte à une liberté fondamentale : l'indemnité ne peut alors être inférieure aux salaires des six derniers mois (article L. 1235-3-1). S'y ajoutent l'indemnité de licenciement et l'indemnité compensatrice de préavis. Calculer vos indemnités.
Comment est calculée l'indemnité de licenciement ?
Le salarié qui compte au moins huit mois d'ancienneté ininterrompue a droit, sauf faute grave ou lourde, à une indemnité légale égale à un quart de mois de salaire par année d'ancienneté jusqu'à dix ans, puis un tiers de mois par année au-delà (articles L. 1234-9 et R. 1234-2 du Code du travail). La convention collective applicable prévoit souvent une indemnité plus favorable : c'est alors elle qui s'applique. Le salaire de référence est la moyenne la plus favorable des douze ou des trois derniers mois (article R. 1234-4).
Qu'est-ce qu'une faute grave et quelles en sont les conséquences ?
La faute grave est celle qui rend impossible le maintien du salarié dans l'entreprise (Cass. soc., 27 septembre 2007, n° 06-43.867, Légifrance). Elle prive le salarié du préavis et de l'indemnité de licenciement, mais pas de l'indemnité compensatrice de congés payés.
L'employeur doit engager la procédure dans un délai restreint après avoir eu connaissance des faits, et en toute hypothèse dans les deux mois (article L. 1332-4 du Code du travail) ; la sanction ne peut intervenir plus d'un mois après l'entretien préalable (article L. 1332-2). Le respect de ces délais est l'un des premiers points que nous vérifions. En savoir plus sur la faute grave.
Quelles sont les étapes et les délais d'une rupture conventionnelle ?
Après un ou plusieurs entretiens, les parties signent une convention qui fixe une indemnité au moins égale à l'indemnité légale de licenciement (article L. 1237-13 du Code du travail). Chacune dispose d'un délai de rétractation de quinze jours calendaires. La convention est ensuite adressée à l'administration, qui dispose de quinze jours ouvrables pour l'homologuer (article L. 1237-14). Tout recours doit être formé dans les douze mois de l'homologation.
Pour l'employeur, la contribution patronale spécifique due sur la part de l'indemnité exonérée de cotisations a été portée de 30 % à 40 % par l'article 15 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 (article L. 137-12 du Code de la sécurité sociale), pour les ruptures intervenant à compter du 31 décembre 2025. La rupture conventionnelle en détail.
Rupture conventionnelle ou transaction : que choisir ?
La rupture conventionnelle met fin au contrat d'un commun accord. La transaction (article 2044 du Code civil) règle un différend né ou à naître, moyennant des concessions réciproques : elle ne peut être valablement conclue qu'une fois la rupture intervenue et définitive, c'est-à-dire après la notification du licenciement par lettre recommandée (Cass. soc., 29 mai 1996, n° 92-45.115, Légifrance).
Les deux instruments n'ont ni le même régime social et fiscal ni la même portée : le choix dépend du contexte, du niveau de conflit et des droits à l'assurance chômage.
Comment prouver un harcèlement moral ?
Le salarié présente des éléments de fait (courriels, attestations, certificats médicaux, arrêts de travail) qui, pris dans leur ensemble, laissent supposer l'existence d'un harcèlement. Il incombe alors à l'employeur de prouver que ses agissements sont justifiés par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement (articles L. 1152-1 et L. 1154-1 du Code du travail).
Le juge doit examiner l'ensemble des éléments invoqués, y compris les documents médicaux, et apprécier si, pris dans leur ensemble, ils permettent de présumer un harcèlement (Cass. soc., 8 juin 2016, n° 14-13.418, Légifrance). Le licenciement lié à un harcèlement est nul (article L. 1152-3). Harcèlement au travail.
Un enregistrement réalisé à l'insu de l'employeur est-il recevable ?
Depuis le revirement de l'Assemblée plénière, une preuve obtenue de manière déloyale n'est plus systématiquement écartée : le juge apprécie si sa production est indispensable à l'exercice du droit à la preuve et si l'atteinte aux droits antinomiques est strictement proportionnée au but poursuivi (Cass. ass. plén., 22 décembre 2023, n° 20-20.648, Légifrance). La recevabilité n'est donc jamais acquise d'avance : l'enregistrement doit rester un dernier recours, lorsque aucun autre moyen de preuve n'est disponible.
Mon forfait-jours est-il valable ?
La convention de forfait en jours suppose un accord collectif qui garantit le respect des durées maximales de travail et des repos, ainsi qu'une convention individuelle écrite (articles L. 3121-58 et suivants, notamment L. 3121-64 du Code du travail). À défaut de dispositions conventionnelles suffisantes, ou si l'employeur ne respecte pas les modalités de suivi de la charge de travail, la convention est privée d'effet (Cass. soc., 29 juin 2011, n° 09-71.107, Légifrance) : le salarié peut alors réclamer le paiement de ses heures supplémentaires.
Pour l'employeur, l'article L. 3121-65 permet, sous conditions, de sécuriser un forfait fondé sur un accord incomplet. Un audit préventif des conventions de forfait est souvent le meilleur investissement.
Comment réclamer le paiement d'heures supplémentaires ?
La preuve est partagée (article L. 3171-4 du Code du travail) : le salarié présente des éléments suffisamment précis sur les heures qu'il prétend avoir accomplies (tableaux, agendas, courriels horodatés), afin de permettre à l'employeur, qui assure le contrôle du temps de travail, d'y répondre avec ses propres éléments (Cass. soc., 18 mars 2020, n° 18-10.919, Légifrance). Les rappels portent sur les trois dernières années (article L. 3245-1). Notre analyse.
Prise d'acte ou résiliation judiciaire : quels risques ?
La prise d'acte rompt immédiatement le contrat. Elle produit les effets d'un licenciement sans cause réelle et sérieuse, ou nul, si les manquements de l'employeur sont suffisamment graves pour empêcher la poursuite du contrat ; à défaut, elle produit les effets d'une démission (Cass. soc., 26 mars 2014, n° 12-23.634, Légifrance). Le bureau de jugement statue dans un délai d'un mois (article L. 1451-1 du Code du travail).
La résiliation judiciaire permet de rester en poste pendant la procédure, au prix d'un délai plus long. Le choix entre les deux dépend de la solidité des preuves et de la situation financière du salarié. Prise d'acte – Prise d'acte et chômage.
Que faut-il vérifier en cas de licenciement économique ?
La réalité du motif économique au sens de l'article L. 1233-3 du Code du travail, le périmètre d'appréciation, l'ordre des licenciements, l'obligation de reclassement et, dans les entreprises d'au moins cinquante salariés envisageant au moins dix licenciements sur trente jours, l'établissement d'un plan de sauvegarde de l'emploi (article L. 1233-61). Le salarié peut se voir proposer un contrat de sécurisation professionnelle (article L. 1233-66). Licenciement économique.
Employeur : comment sécuriser une procédure de licenciement ?
Convocation à l'entretien préalable au moins cinq jours ouvrables à l'avance (article L. 1232-2 du Code du travail), notification au moins deux jours ouvrables après l'entretien (article L. 1232-6), lettre énonçant des motifs précis et vérifiables. Les motifs peuvent être précisés dans les quinze jours de la notification (article R. 1232-13) ; une irrégularité de motivation n'entraîne plus à elle seule l'absence de cause réelle et sérieuse (article L. 1235-2). Nous relisons systématiquement la lettre avant envoi et vérifions les règles conventionnelles applicables. Avocat employeur.
Un salarié malade acquiert-il des congés payés ?
Oui. À la suite des arrêts de la Cour de cassation du 13 septembre 2023 (notamment n° 22-17.340), la loi n° 2024-364 du 22 avril 2024 a prévu l'acquisition de congés pendant les arrêts de travail d'origine non professionnelle, à raison de deux jours ouvrables par mois dans la limite de 24 jours par an (article L. 3141-5-1 du Code du travail), avec des règles de report et d'information spécifiques. Les employeurs doivent vérifier leurs paramétrages de paie et le traitement des périodes passées. Notre analyse.
Comment se déroule une procédure prud'homale ?
Le conseil de prud'hommes est saisi par requête (article R. 1452-2 du Code du travail). L'affaire passe devant le bureau de conciliation et d'orientation, puis, à défaut d'accord, devant le bureau de jugement ; en cas de partage des voix, un juge départiteur intervient. Le délai d'appel est d'un mois à compter de la notification du jugement, et la représentation par avocat est obligatoire devant la cour d'appel. La procédure prud'homale.
Combien coûte un avocat en droit du travail ?
Le coût dépend de la nature du dossier (conseil, négociation, contentieux) et de sa complexité. Une convention d'honoraires écrite est obligatoire. Au cabinet, le taux horaire pour les particuliers est à partir de 250 € HT (300 € TTC) ; les forfaits et, le cas échéant, un honoraire de résultat complémentaire sont possibles. Votre protection juridique peut intervenir, et le juge peut condamner la partie perdante au titre de l'article 700 du Code de procédure civile. Coût d'un avocat en droit du travail.
Actualité : transparence des rémunérations
La directive (UE) 2023/970 du 10 mai 2023 renforce l'égalité de rémunération entre femmes et hommes par des mesures de transparence : information sur la rémunération avant l'embauche, interdiction d'interroger le candidat sur ses salaires antérieurs, droit à l'information des salariés et rapports sur les écarts. Le délai de transposition expirait le 7 juin 2026. En France, le projet de loi de transposition a été présenté en Conseil des ministres le 10 septembre 2026. Il prévoit sept indicateurs d'écarts de rémunération entre les femmes et les hommes, qui remplaceraient l'index de l'égalité professionnelle à partir de 2028 (l'index actuel étant maintenu en 2027), l'information sur les fourchettes de rémunération avant l'embauche et l'interdiction des clauses de confidentialité sur les salaires. Le texte doit encore être examiné par le Parlement. Les entreprises ont intérêt à auditer dès maintenant leurs grilles et leurs critères de rémunération.
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